Tout savoir sur le scoubidou

person Posté par: Éditions Sophie PIERRE list Dans: Découvrir - Le magazine Le: favorite Hit: 97

Si l’on doit son nom à la célèbre chanson de Sacha Distel, le scoubidou revient en force dans la décoration. De quoi faire rayonner nos intérieurs.
Texte Éditions Sophie Pierre - photos : Adobe Stock, Boqa, Éditions Sophie Pierre

Souvenez-vous. Dans les cours d’école des années 70, les écoliers n’avaient dieu que pour lui. Entre leurs doigts, ces fameux fils de plastique s’entortillaient dans des associations de couleurs so seventies.  Pourtant, on oublie trop souvent que le scoubidou ne date pas de ces années pop. Mais bien des années 50. Période à laquelle, on attribue la paternité à un certain Louis Sognot, précurseur à réaliser des meubles avec des fils plastique colorés. Parmi eux, ses chaises en bois Circa avec du scoubidou sont un bel étendard. Le procédé qu’il soit tendu ou tissé fait des émules. Et dans cette déferlante, les plus exotiques d’entre nous retiendront, que le fameux fauteuil Acapulco est né dans ces mêmes années. Issue d’un designer inconnu, la création serait quant à elle inspirée des tissages maya comme on peut le lire sur le site de Boqa, actuel éditeur du siège Acapulco. De quoi largement finir de créer le mythe.

Un succès très seventies

Dans les années 60, d’autres emblématiques concourent à faire entrer définitivement le scoubidou dans la postérité. Tolix, fabricant d’origine bourguignonne revisite ses chaises T37 et T4. Quand, dans le même temps, le designer André Monpoix imagine des fauteuils pliants avec fil plastique sur l’assise et le dossier. Du côté des petits objets, porte-revues, bouteilles, théières, corbeilles à pain, paniers à salade ou à tout faire se parent de ces fils au pouvoir vitaminant. Et restent encore aujourd’hui un fabuleux témoignage de cette période. Mais, le succès grandissant du scoubidou sera néanmoins arrêté en plein vol par le premier choc pétrolier de 1974 qui met un terme à son expansion. Depuis, des designers comme Giandomenico Belotti avec le siège Spaghetti dans les années 1980 ou encore Patricia Urquiola et sa gamme Tropicalia lancée dans les années 2000 participent à relancer la machine. Tout comme la marque française Boqa qui a fait du fil scoubidou sa matière phare. Alors, tous fous de scoubidou ?

Le vrai du faux

En l’absence d’un créateur connu, difficile de savoir « les codes esthétiques » du fauteuil Acapulco. Pour son fabricant Boqa, ce fauteuil d’origine mexicaine (photo ci-dessus) présente les dimensions suivantes : « Une envergure entre 74 et 80 centimètres de large » avec une « profondeur du dossier d’un mètre. Le rond central où passe le fil est parfaitement rond et mesure entre 8 et 10 centimètres. Le rond extérieur est ovoïde, en forme de poire avec une assise large et une forme qui se rétrécie au niveau du dossier. La structure est en acier rond d'environ 12 mm. Le fil est plein et d'un diamètre de 5 mm. »

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